J’ai tout dit on dirait.
Je n’arrive plus à écrire ici.
Pourquoi ? Parce que je suis devenu ce que je ne voulais pas devenir ? Parce que les choses se répètent, et à quoi bon écrire toujours les mêmes histoires, en changeant la lettre ?
Il y a un petit peu plus d’un an j’ai ouvert ce blog, je n’aime pas les bilans, mais voilà, il faut aussi constater les choses.
J’ai changé durant cette année. Enormément.
Je me suis endurci. Indéniablement.
J’ai perdu pas mal d’illusions. J’ai gagné pas mal de certitudes.
J’ai appris. Mais j’ai perdu. Aussi.
J’ai joué à celui qui sait mieux que toi, celui qui sait qui il est, ce qu’il fait, pourquoi, comment, avec qui, celui qui sait que ce qu’il fait n’est pas la fin, la fin en soi, qu’il y a un truc plus fort, plus grand, un truc qui viendra.
Il ne faut pas chercher l’amour, j’ai toujours détesté cette phrase, mais je me suis entêté à le chercher, un peu partout, mal, trop, puis j’ai tout arrêté. J’ai gardé en surface le visage du romantique, alors qu’au fond j’avais arrêté d’y croire, de vouloir. Mais à force de ne pas le chercher, ne passe t on pas à coté ?
J’ai fermé les portes ?
J’ai voulu jouer, celui qui ne prend pas ton numéro mais qui te donne le sien, celui qui ne dort pas chez toi, celui qui ne prend même pas de douche pour partir plus vite, celui qui te recroise et qui hoche juste la tête en te faisant un petit sourire, celui qui est a l’aise, celui qui s’en fout complètement.
En un an, j’ai baisé avec plus de mecs que les 7 années précédentes. J’ai aimé ça. Black, beurs, blancs, Français ou non, avec poils, sans, plus vieux, plus jeune, plus beau, plus moche.
Plaire. Jouir. Faire jouir.
Est ce qu’en m’autorisant la possibilité de baiser je me suis enlevé celle d’aimer ? Est ce qu’en me barricadant, en m’empêchant de m’attacher je ne me suis pas isolé, renfermé ? La peur d’avoir mal, de retomber, ce que je clamais haut et fort comme ma principale qualité : « je tombe mais je me relève, je continue d’y croire ». Ça c’était moi. C’était moi il y a 12 8 queues. 20 queues. Je ne sais plus.
Je suis devenu ce pd qui dit bonjour à 10 mecs en entrant dans un bar, qui ne rentre jamais seul le vendredi et ou le samedi soir, celui dont tu te dis que tu l’as vu sur internet, et meme sur plusieurs sites, en slip, ou a la soirée machin, avec truc.
Je suis devenu ce pd.
Je suis devenu ton ex plan cul.