J’ai refait un plan cul. Hier soir, un mec d’Internet, de gayromeo (best name ever pour un site de rencontre pd). C’était pas mal. Il était pas mal, pas beau, pas moche, mais au moins il était dispo tout de suite.
Bref, en partant de chez lui, alors que je me disais que je n’allais quand meme pas repartir dans une phase comme ca: faire n’importe quoi avec n’importe qui, je tombe sur B. Dans la rue. Dans la nuit.
On papote 5 minutes, gare de Lyon.
Je l’avais presque oublié. B et son cigare.
C’est la plus vielle personne avec qui j’ai baisé. Selon mes informations. Il est né en 65. La vache quand même. Je suis né en 84.
Bref, on s’était vu 2 ou 3 fois, chez lui, c’était cool, il me faisait à manger, il mettait la table, la débarrassait, me nettoyait même mes lunettes. Un gentleman quoi. La vielle école. Le truc que j’ai rarement sinon jamais eu.
C’était cool, il est réalisateur. Ça me donnait un peu l’impression d’être une pute arriviste. Mais ça ne m’a pas servi. Il était intéressant, c’est déjà plus que beaucoup d’autres.
Au lit c’était bien aussi, à part ce fétichisme de la léchouille. J’aime bien donner des coups de langues, mais lécher l’entièreté du dos de quelqu’un qui a une pilosité très développée, je ne le referais plus. Ça me dégoûte, comme dirait D.
Mais j’aimais bien l’embrasser, car si l’odeur du cigare est insupportable, son goût sur la langue d’un homme est plutôt agréable.
Et puis ça change de l’odeur de Marlboro Light habituelle.
Il fait partie du groupe de garçons qui ne m’ont plus donné de nouvelles, jamais, a ceci pres que lui, je n’avais pas vraiment envie de le revoir.
Je me suis finalement accordé avec quelqu’un : ok, on laisse mourir le truc.