Before
Finalement j’aurais baisé a New York. Mais pas un New-yorkais. Un Brésilien.
Jez, strange name. Après avoir diné mexicain avec S, son mec et la colloc de celui ci, on va au Metropolitain. Soirée lesbienne. Mais plein de PD. I love Brooklyn. Tous les mecs sont beaux, ou en tout cas sont super lookés, lunettes, bonnet, tatouages, carreaux, skate… Mon paradis en somme.
Donc on est dans le bar, et je vois ce mec super beau. Il me regarde aussi et je ne sais pas comment je me retrouve chez lui. On se drogue un peu, il me chante une chanson à la guitare et je fais ma midinette. Je souris bizarrement, je sens que je souris bizarrement.
On s’embrasse, on se déshabille, Il est très poilu, il refuse pour une raison inconnue que je le suce. Je m’endors dans ses bras, et ca fait longtemps que ce n’est pas arrivé ca, moi dormant dans des bras. Vive le Brésil.
After
J’attends Rez sur les escaliers de son immeuble, Sex & the city version cheap.
Sur le trottoir d’en face une voiture diffuse de la musique latine. Très fort. Genre c’est la fête au Mexique. El Toque Del Millenium. Le seul dollar qui me reste est censé être un cadeau pour G. Et il me reste une seule clope américaine dégueulasse. Et ma CB ne marche pas. Et mon Black Berry est complètement déchargé.
Je suis dans une ville trop immense et je suis trop petit.
Rez est trop poilu et sa bite n’est pas aussi grosse que je l’avais pensé. Il écoute de la musique pourrie et la seconde fois ou l’on s’est vu on a pas baisé. Si je n’étais pas paumé, lost in translation, coincé par ce volcan imprononçable, je serais sans doute chez moi à manger des pâtes devant M6. Mais bon, un Brésilien, pourquoi pas ?
Même si j’eus préféré que ce soit Tiago que j’attende, alors que je sais que sa proposition d’un truc pour le weekend est juste due a la politesse inéluctable des gens qui habitent ici. Alors que j’ai eu une sorte de coup de cœur. Encore un petit bout qui se détache. Bientôt je n’en aurai plus. Quelle image romantico-nase.
On a donc rigolé avec le Brésilien, sa femme Américaine et leur amie Canadienne, pipe de weed et compagnie. Puis on se couche, films et branlette. J’ai joui trop vite. Il n’aurait pas dû me branler tout le long du film.
Il me dit que je suis spécial, que je suis tellement diffèrent de tous les gens qu’il a rencontré jusque là.
Je suis juste Français mec, Européen.
T’emballe pas et emballe moi.
Ce soir, a la vente aux enchères, sur Manhattan, je trouverai peut être un milliardaire.
ps: je viens de griller mon anonymat, un peu.