RezoG, Gayromeo, ManHunt, GayVox… J’ai fait le tour déjà, non ? Tu t’inscris sur ce genre de sites, et au bout d’une semaine tu as trouvé tous les mecs qui sont susceptibles de te plaire. Ce sont souvent les mêmes sur tous les sites d’ailleurs. Il sont comme toi. Ils se baladent. Tu as même tenté de leur parler, mais en général, eux, n’en n’ont rien à foutre de toi. Qu’est ce que tu croyais ? C’est la même chose en 2.0 qu’en IRL. Pourquoi pas ?
Donc tu te rabbats sur les plans. Ca passe le temps.
Bref, j’ai mes phases. Les sites pédé, je veux dire. J’y suis 24/24 pendant 2 semaines, puis je suis dégoûté et j’arrête. De toute façon je parle chat beaucoup moins là-dessus. C’est triste. Le vivier est épuisé. Je vois direct qui a ses vraies photos, ni volées, ni datant de 10 ans, qui est beau online et très laid IRL, qui est nympho, qui est schizo, qui veut du cul, qui fait croire qu’il ne veut que du cul, qui fait croire qu’il ne veut pas que du cul, je sais qui a couché avec tout les France>Ile de France>Paris, je sais aussi que x a baisé avec x qui lui même a sucé x dans les toilettes alors que x l’attendait. Gay connexion. FaceBook. Flash Cocotte, Paris.
Des plans culs. Disons que je ne crois plus aux rencontres amoureuses par les ondes. Même si je ne rencontre pas non plus grand monde d’intéressant dans la vie, la vraie. Pas de coup de foudre, pas de discussions charmantes sous l’abribus, pas de flash à la caisse du ED, pas d’ami d’ami qui fait tilt, pas d’ami qui se transforme, en fait. Boom, quand votre cœur fait boom.
Alors je baise.
Comme ça.
J’arrive chez toi, si t’es poli tu m’offre un verre d’eau, si t’es vraiment poli tu me demande comment ça va, qu’est ce que tu fais dans la vie et tout avant de me baiser. Mais en réalité j’n’en ai rien à foutre que tu sois poli. Je viens pour ta queue, pas ta conversation. Je viens justement pour ne pas avoir à parler, pour ne pas avoir à me rendre compte que pour que ça fasse clic, je ne suis pas rendu. Passons plutôt sur le clic clac. C’est moins décevant.